Witchcraft Works : La sorcière en chevaleresse et le lycéen en princesse

Les amateurs de sorcelleries ont été servie par Mizushima Tsutomu qui réalisa en 2014 Witchcraft Works, adapté du manga du même nom.

Honoka Takamiya, lycéen ordinaire, est un jour sauvé par Ayaka Kagari, alors qu'il est attaqué par une sorcière. Il apprend ce jour-là, que la magie existe et que la belle Ayaka, la coqueluche du lycée, est une sorcière destinée à le protéger.

L'anime est prometteur aux premiers abords. Le graphisme est assez agréable et les images de synthèses se fondent plutôt bien dans les dessins. Les combats sont puissants, les personnages semblent cacher un passé intéressant et les méchants sont menaçants à souhait. L'inversement des protagonistes est bien fait : Takamiya est une « princesse » qui veut que personne ne soit blessé et Kagari est la puissante protectrice prête à mourir pour sa mission.

Le souci de Witchcraft Works est simple : tout est survolé. L'anime présente 12 épisodes, lorsqu'il en aurait fallu au moins une vingtaine. C'est dommage, car l'univers semble bien construit, on aimerait en apprendre plus sur les personnages principaux, mais aussi sur les méchants qui sont présentés comme des fléaux mais qu'on ne voit pas assez pour apprécier la dangerosité ; l'opposition entre les deux clans de sorcières ; la sorcière blanche ; la mère de Kagari...

L'anime a trop peu d'épisodes pour s'attarder et du coup, tout va trop vite. Witchcraft Works reste un divertissement agréable, mais donne une impression de gâchis car il aurait pu être un grand anime.

WitchcraftWorks.jpg

© J. C. Staff                                                                    

Layer Hadrien  02/2020